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Entomologie: les questions les plus populaires

Vous retrouverez ci-dessous les sujets qui suscitent le plus de questions auprès de notre personnel des renseignements entomologiques. N’hésitez pas à poursuivre votre lecture et vos recherches dans notre section Insectes et autres arthropodes pour en savoir plus.

CONSULTEZ INSECTES ET AUTRES ARTHROPODES

Les chenilles dans mon arbre vont-elles le tuer?

Malgré leur appétit, parfois vorace, les chenilles sont très rarement dommageables au point de menacer la survie de l’arbre ou la plante sur laquelle elles se trouvent. Cette croyance populaire vient du fait que quelques espèces sont l’exception de ce fait et, du coup, toutes les chenilles sont mises dans le panier. En effet, certaines espèces, comme la livrée d’Amérique (Malacosoma americanum), la livrée des forêts (Malacosoma disstria) et la livrée du Nord (Malacosoma californicum pluviale), ont un comportement grégaire et peuvent infliger de sérieux dommages (le plus souvent esthétiques) à leurs hôtes. Malgré leur comportement grégaire, ces chenilles « à tentes » ne tuent pas nécessairement leurs hôtes, mais l’affaiblissent et, ainsi, peuvent le rendre plus vulnérable aux insectes et maladies.

Les dommages les plus importants sont d’ordre esthétique. En effet, une plante à laquelle plusieurs feuilles sont grignotées par les chenilles peut devenir moins attrayante. Cependant, sa survie n’est en rien mise à risque. Qui plus est, au cours de l’évolution les plantes ont développé plusieurs stratagèmes comme, par exemple; augmenter leur processus de photosynthèse par lequel elles croissent et, de cette façon, produisent plus de feuillage.

Les chenilles les plus présentes dans nos potagers ou jardins sont à la fois spectaculaires et inoffensives. Il suffit de bien vouloir partager un peu de nos ressources en échange d’un spectacle (la métamorphose) éblouissant! Ces chenilles sont, pour en nommer quelques-unes : le papillon du céleri (Papilio polyxenes asterius), le papillon tigré du Canada (Papilio canadensis), la piéride du chou (Pieris rapae), le polyphème d’Amérique (Antheraea polyphemus) et la surprenante saturnie cécropia (Hyalophora cecropia).

La présence de chenilles sur une plante est l’occasion rêvée pour observer le cycle vital de ces insectes qui se produit en quatre temps, soit : œuf, chenille et adulte, le papillon. En plus de nous offrir le spectacle de leur vol une fois devenu adultes, ces insectes sont une bonne source de nourriture pour d’autres organismes comme, les oiseaux, d’autres insectes et des petits mammifères. Elles jouent donc un rôle important dans l’équilibre des écosystèmes naturels!

Pour en apprendre d'avantage sur ces insectes, consultez la section Insectes et autres arthropodes.

Y’a-t-il plus de guêpes cette année?

À chaque fin de saison, les gens ont l’impression que ces hyménoptères sont plus nombreux que l’année précédente, et cela d’année en année. Il est impossible d’affirmer, de façon catégorique, qu’il y en a plus… ou moins! En effet, ce que l’on observe à la fin de chaque été, début automne, est l’apogée des populations de ces insectes, jumelé à une activité plus grande et remarquable.

Les colonies de guêpes sociales se désorganisent complètement chaque année, jusqu’à la mort des ouvrières avec les premiers gels. Seules les nouvelles reines vont survivre à l’hiver en allant se cacher où faire ce peu; trous dans le sol, entre des couches d’écorces d’arbres, etc.. À l’arrivée du printemps, les jeunes reines cherchent un endroit où entreprendre la construction d’un nid et entreprendre tout le travail à l’établissement de leur colonie (construction, ponte, chasse et élevage des larves), seules. Au fur et à mesure que l’été progresse, le nombre d’adultes dans la colonie augmente, de plus en plus rapidement. À la fin de l’été, on en dénombre beaucoup plus à l’intérieur d’une même colonie qu’au début.

Ce cycle de vie a pour effet, chaque année, de donner l’impression que ces insectes deviennent subitement nombreux et qu’il y en a beaucoup.

Pour en apprendre davantage sur les guêpes, consultez la section Insectes et autres arthropodes.

J’ai des fourmis chez moi; vont-elles détruire ma maison en mangeant le bois?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il est « normal » d'observer des fourmis à l'intérieur des habitations au printemps/début été, et ce, de différentes espèces : les éclaireuses cherchent des sources de nourriture à moindre effort et une maison par laquelle elles peuvent entrer (fissures, trous dans les moustiquaires, etc.) est l'endroit idéal. Avec l'avancement de la saison et l'augmentation des sources d’approvisionnement naturel (extérieur), leur incidence diminue.

La meilleure chose à faire (plus facile à dire qu'à faire d'ailleurs...) est de boucher les entrées (fissures dans la fondation, moustiquaires troués, jour dans les cadres de fenêtre/portes, etc.).

L'indice auquel il faut se fier pour savoir si les fourmis sont installées dans notre maison est leur présence (lire activité) en hiver et la présence d’individus ailés; les reproducteurs.

Ceci dit, il est important de vous assurer que les fourmis qui vous importunent sont bien de fourmis charpentières; notre faune entomologique compte plus de 100 espèces de fourmis, dont seulement cinq espèces de « charpentières ». Les fourmis charpentières ne peuvent s'installer dans du bois sain (exempt d'humidité) qui n'a pas subi d'intempéries. Les fourmis de ce genre (Camponotus) sont souvent (malgré leur réputation) symptomatiques d'un problème d'humidité plutôt que le véritable « problème »...

Peu importe l’espèce qui nous importune, il est indispensable, pour enrayer le problème, de détruire la reine. Finalement, il est important, si vous décidez de faire appel à un exterminateur, de vous assurer, au minimum, que ce dernier est membre de l'Association québécoise dela Gestionparasitaire (AQGP).

Pour en apprendre davantage sur les fourmis consultez la section Insectes et autres arthropodes.