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Acquisition des végétaux du Jardin botanique

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Guzmania sanguinea var. sanguinea.
Crédit photo : Jardin botanique de Montréal (Gilles Murray)
Guzmania sanguinea var. sanguinea.

Toutes les plantes de votre jardin ou de votre maison ont-elles la même valeur à vos yeux?

Probablement pas, et il en va de même pour les plantes d'un jardin botanique. Cependant, contrairement aux jardiniers, la performance d'une plante ou sa beauté ne sont pas nécessairement les éléments qui importent le plus lorsque vient le temps d'évaluer la valeur d'une plante de collection.

La valeur des plantes d’un jardin botanique

Un des critères les plus importants concerne la provenance des végétaux. Une plante dont on possède les données de récolte en milieu naturel a une valeur scientifique et de conservation beaucoup plus grande qu'une autre dont l'origine est incertaine ou imprécise.

La rareté de l'espèce dans la nature est un autre critère déterminant. Cependant, cette rareté dépend de l'échelle à laquelle on l'évalue. Au Jardin botanique de Montréal, nous prenons en considération les données des organismes suivants:

  • Le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec;
  • Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC);
  • La liste rouge mondiale des espèces menacées de l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN).

Une espèce peut donc être menacée au Québec, mais ne pas l'être mondialement. D'autres critères, comme la rareté d'une espèce en culture ou son importance taxonomique sont aussi considérés. Par exemple, si un spécimen en culture est l'unique représentant d'une famille botanique ou d'un genre particulier, il aura une valeur accrue.

Les différents procédés d’acquisition des végétaux

Un jardin botanique peut se procurer des plantes de plusieurs façons, notamment par des:

  • Échanges entre jardins, arboretums ou institutions scientifiques;
  • Achats chez des producteurs ou des pépiniéristes;
  • Dons;
  • Récoltes de semences ou de parties de plantes dans leur milieu naturel.

Texte adapté d'un article de Denis Barabé et Édith Morin, magazine Quatre-Temps, vol. 17, no. 1.

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