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La Biosphère, au cœur du passage d’oiseaux migrateurs

Le parc Jean-Drapeau, où est nichée la Biosphère, est un lieu privilégié pour observer les oiseaux en migration.
Credit: Espace pour la vie/Evelyne Daigle
Le parc Jean-Drapeau, où est nichée la Biosphère, est un lieu privilégié pour observer les oiseaux en migration.
  • Le parc Jean-Drapeau, où est nichée la Biosphère, est un lieu privilégié pour observer les oiseaux en migration.
  • Le fleuve Saint-Laurent, riche en poissons et invertébrés aquatiques, permet au grand héron de se nourrir sur ses rives.
  • Sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame, on peut voir et entendre plusieurs espèces de passereaux comme le piranga écarlate.
  • Différentes espèces de parulines, comme la paruline à gorge orangée, peuvent être observées sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame.
  • Le lac des Cygnes, à l’extrémité ouest de l’île Sainte-Hélène, est bordé par des herbiers qui donnent la possibilité aux canards de trouver tout ce dont ils ont besoin pour se reproduire.
La Biosphère, au cœur du passage d’oiseaux migrateurs

Le parc Jean-Drapeau, où est nichée la Biosphère, est un lieu privilégié pour observer les oiseaux en migration au printemps et à l’automne, surtout pour les lève-tôt!

Selon le site eBird, une base de données mondiale simple et facile à utiliser, 243 espèces d’oiseaux ont été observées au parc Jean-Drapeau dans les dernières décennies. Les oiseaux de rivage, les canards, les passereaux, les oiseaux de proie et les bernaches sont à notre portée. Sortons nos jumelles et nos appareils photo, ouvrons l'œil et tendons l’oreille!

Des îles aux habitats diversifiés

S’il y a autant d'espèces d’oiseaux qui résident ou fréquentent cet endroit, c’est en raison de la diversité des écosystèmes et de la présence de l'eau, qui leur offrent abri et nourriture. Par exemple, un couple d’éperviers de Cooper niche depuis quelques années dans l’érablière centenaire du mont Boullé. Ces oiseaux de proie chassent principalement d’autres oiseaux, en plein vol, ainsi que de petits mammifères.

Le lac des Cygnes, à l’extrémité ouest de l’île Sainte-Hélène, est bordé par des herbiers qui donnent la possibilité aux canards de trouver tout ce dont ils ont besoin pour se reproduire. Le fleuve Saint-Laurent, lui, riche en poissons et invertébrés aquatiques, permet au balbuzard pêcheur de plonger pour saisir une proie entre ses griffes et aux grands hérons et bihoreaux gris de se nourrir sur ses rives.

Des espèces colorées

Partout sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame, si l’on porte attention, on peut voir et entendre plusieurs espèces de passereaux comme la mésange à tête noire, le chardonneret jaune, le cardinal rouge, le piranga écarlate, le geai bleu, différentes espèces de parulines, la sittelle à poitrine blanche, à poitrine rousse, le carouge à épaulettes ou le merle d’Amérique.

On y retrouve aussi l’étourneau sansonnet, une espèce introduite d’Europe à la fin des années 1800. Fait intéressant, les 200 millions d’étourneaux d’Amérique du Nord sont tous les descendants d’une centaine d’oiseaux relâchés dans le Central Park de New York par un individu qui essayait d’introduire en Amérique du Nord toutes les espèces d’oiseaux mentionnées dans les œuvres de Shakespeare. 

L’étourneau sansonnet est aujourd’hui considéré comme une espèce invasive, car étant plus agressif, il occupe des sites de nidification d’espèces indigènes. Avec sa grande capacité d’adaptation, cette espèce peut imiter avec précision les vocalisations de nombreuses espèces d’oiseaux et même des sons humains!

Une autre espèce migratrice facile à observer au parc Jean-Drapeau est le goéland à bec cerclé. Ces goélands qui nichent dans une des plus grandes colonies du Canada, sur l’île Deslauriers à 25 km à l’est de la Biosphère, sont le sujet d’un documentaire surprenant qui sera diffusé dans la prochaine année à la Biosphère.

On ne peut manquer d’observer la bernache du Canada, parfois même avec ses oisillons. Depuis les années 1970, la population a tellement augmenté qu’une partie de celle-ci est résidente, c’est-à-dire qu’elle niche au sud du Québec plutôt que dans l’Arctique québécois, comme le font les grandes migratrices que l’on voit en voilier dans le ciel.  Les bernaches du Canada sont des herbivores opportunistes, qui cherchent surtout un climat tempéré, de l’herbe à manger et la proximité de l’eau pour se protéger de certains prédateurs, comme les renards.

Pour en apprendre davantage sur les oiseaux migrateurs, écoutez la série balado sur le site d’Espace pour la vie : Migrations d’oiseaux.

Si vous aimez vous mettre au défi et contribuer aux connaissances scientifiques sur les oiseaux, il existe plusieurs activités de science participative au Québec et ce, à différentes périodes de l’année. N’hésitez pas à y contribuer.

Les oiseaux qui inspirent les artistes

Jean Paul Riopelle était passé maître dans l’art de s'inspirer de la nature et des oies sauvages pour créer des œuvres magistrales. Dans le cadre  des célébrations du centenaire de l’artiste, la Biosphère, en collaboration avec GSI Musique et la fondation Riopelle, offrent une expérience immersive qui nous amène dans l’atelier de Riopelle. Venez découvrir comment la migration des oies blanches a inspiré son œuvre dans l’exposition RIOPELLE - Un oiseau en liberté. De plus, découvrez l’exposition MIGRATIONS qui présente les œuvres de 12 jeunes artistes de la francophonie internationale dont les œuvres invitent à réfléchir à la façon dont les changements climatiques influencent les mouvements migratoires des humains, des animaux et des végétaux ainsi qu’à leur équilibre fragile.

La nature en ville recèle une biodiversité insoupçonnée, je vous invite  à porter attention à cette richesse et vous laisser inspirer tout comme Riopelle savait le faire avant de créer ces œuvres. Nous connaissons toutes et tous les bienfaits que nous apporte une promenade en forêt ou le long d’un cours d’eau. Les parcs urbains sont des oasis de nature qu’il faut absolument préserver!

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3 Commentaire(s)
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Maryse Boisvert

Très bon article qui nous renseigne sur les activités de l’île Ste-Helène, parc que j’adore, mais que j’oublie trop souvent! Je suis très intéressée par la randonnée au mont Boullé, mais il est dommage que ce soit seulement à 10:30 le matin! Est-il possible de faire cette randonnée guidée à d’autres heures?

Merci de préserver nos belles îles urbaines!

Portrait de equalpalatable
equalpalatable

la Biosphère, en collaboration avec GSI Musique et la Fireboy and Watergirl fondation Riopelle Les parcs urbains sont des oasis de nature qu’il faut absolument préserver!

Portrait de Charlie Doyle
Charlie Doyle

In my opinion, this is a piece full of useful information that demonstrates a high level of knowledge. burrito craft

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