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La chasse est ouverte!

Fabien Kuntz, Marie Gerbet et Pierre-Marie Pelé prennent la pose devant une borne de signalisation du village de Beni M’hira, en Tunisie.
Credit: Pierre-Marie Pelé
Fabien Kuntz, Marie Gerbet, Pierre-Marie Pelé
  • Fabien Kuntz, Marie Gerbet, Pierre-Marie Pelé
  • Météorite Beni M’hira dans son contexte
  • Un heureuse découverte
  • Invitation pour le thé
La chasse est ouverte!

L’astronomie et la chasse semblent faire bon ménage. On connaît déjà les chasseurs d’éclipses et ceux d’aurores boréales. Voici que le Planétarium Rio Tinto Alcan s’intéresse maintenant aux chasseurs… de météorites! L’institution a récemment fait l’acquisition de neuf fragments de la météorite Beni M’hira auprès d’un trio de chasseurs français.

Un métier méconnu

Les chasseurs de météorites sont des passionnés qui parcourent les déserts de la planète. Ce sont des endroits de prédilection pour la recherche de météorites, car, grâce à leur climat sec, les pierres y demeurent fraîches des années durant. En 2012 et 2013, Fabien Kuntz, Marie Gerbet et Pierre-Marie Pelé se sont rendus en Tunisie, dans la région de Beni M’hira, où, onze ans plus tôt, une météorite est tombée. Ils ont fait le pari que des fragments gisaient toujours au sol.

Le jeu du téléphone

Même en sachant les coordonnées approximatives de la dizaine de fragments de météorite retrouvée en 2001, les trois chasseurs rentrent bredouilles de leur premier voyage de prospection. C’est à force de discuter avec des citoyens qu’ils sont mis sur la piste. Ils rencontrent un vieux berger qui a conservé un fragment de météorite Beni M’hira tombée près de sa cabane : la zone à prospecter se précise enfin!

Bon pied bon œil

Ils ratissent la zone ciblée, munis de bonnes chaussures, d’un GPS, d’un bâton magnétique, d’un appareil photo et de beaucoup d’eau. Les ombres portées par les cailloux, les arbustes, le relief, la chaleur et la fatigue jouent contre eux. Ils passent et repassent aux mêmes endroits, espérant trouver les précieuses pierres célestes. Les bonnes journées, ils ne font pas de pauses tellement la découverte est grisante.

Une bonne récolte

Après cinq voyages de prospection, le trio de chasseurs rentre de Beni M’hira avec près de 200 fragments de la météorite pour une masse totale de 12,5 kg. Ils reviennent aussi la tête pleine d’anecdotes. Pour en découvrir quelques-unes, visitez l’exposition temporaire Sur la piste de Beni M’hira au Planétarium Rio Tinto Alcan, à compter du 27 juin 2015.

Des pierres qui valent leur pesant d’or

Les quelques 200 chasseurs de météorites professionnels du monde financent leurs voyages grâce à la vente des météorites qu’ils trouvent. Selon leur rareté, elles se vendent entre 40 ¢ et 1 000 $ le gramme. Dans le cas de Beni M’hira, une chondrite ordinaire, on parle de 2 $ à 3 $ le gramme.

Les neuf fragments de la météorite Beni M’hira viennent enrichir la collection de météorites du Planétarium Rio Tinto Alcan qui compte plus de 350 pièces. Il s’agit de la collection publique la plus importante au Québec.

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