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My garden

Le Jardin de la botaniste!

Year

2021

Your garden

Biodiversity Garden

Monarch Oasis

Testimonial

Bonjour à tous et toutes, chers/chères horticulteurs et horticultrices du 21e siècle!

Peu de temps après avoir fait l'acquisition de ma propriété, il y a plus d'un quart de siècle, j'ai choisi d'éliminer la pelouse tout autour de ma maison car j'ai toujours considéré la pelouse/gazon tout à fait anti écologique et, de surcroît, affreuse! J'étais très motivée à refaire le terrassement de ma propriété même si les gens tout autour n'y croyaient pas et rigolaient en me regardant travailler d'arrache-pied sur mon terrain..J'ai découpé tous les morceaux de tourbe qui constituaient l'horrible gazon qui détruisait l'esthétisme du décor qui entourait ma jolie maison et j'ai retourné toutes ces plaques de graminées compressées pour les recouvrir de terre que je me suis fait livrer à la maison...en grande quantité. Chemin faisant, j'ai même découvert et dû « casser » un ancien trottoir constitué de trois matériaux inertes superposés, menant à une ancienne entrée de ma cuisine d'été qui avait été complètement recouvert de rouleaux de gazon! Je n'ai pas besoin de vous dire combien ce long rectangle de gazon implanté dans le ciment était jaune et déprimant en période de canicule! En juillet, c'était horrible!

Après avoir remplacé par de la bonne terre tous les débris de matériaux de remplissage qui avaient faussement servi à « donner du volume » à mon terrain, j'ai entrepris la culture de la vie autour de chez moi! J'ai entre autres cultivé du trèfle blanc pour enrichir mon sol et du sarrasin pour lutter contre la germination de quelques espèces indésirables! Mais, le trèfle étant un faible compétiteur, j'ai tenté diverses autres cultures...et j'ai fait plusieurs, plusieurs, plusieurs essais. Petit à petit, je me suis rendue compte que certaines espèces avaient un succès fou sur mon terrain et poussaient spontanément...Elles semblaient être des vestiges de la prairie/pâturage qui existait autrefois à l'emplacement de ma propriété, il y a environ quatre vingt ans: l'asclépiade commune (Asclepias syriaca Linneus), quelques espèces différentes d'aster et de verge d'or. Et, puisque je suis botaniste, j'ai sélectionné les espèces de plantes qui me semblaient les plus intéressantes à cultiver comme l'asclépiade, bien entendu, ainsi que la verge à tige zigzagante (Solidago flexicaulis Linnaus), une très jolie plante mellifère au parfum de miel prononcé et bien d'autres encore. J'ai semé des graines d'origine bio d'espèces pures, non hybridées, de centaurée et d'échinacée pourpre (Echinacea purpurea (Linnaeus) Moench) et j'ai rajouté depuis quelques années une grande quantité de plants d'une excellente variété « indigène pure laine » très attirante pour une foule de pollinisateurs: l'eupatoire rugueuse (Ageratina altissima (Linnaeus) R.M. King & H. Robinson var. altissima) ainsi que de très nombreux plants démarrés par semis de monarde fistuleuse (Monarda fistulosa Linnaeus). J'ai également conservé des arbres indigènes qui ont poussé spontanément chez moi comme un chêne rouge qui est aujourd'hui devenu mature!

En bout de ligne, je suis tout à fait habilitée à témoigner combien il est très difficile de cultiver un jardin de plantes indigènes autour de chez soi et d'avoir à combatte constamment les mauvaises herbes. Mais, pire encore, c'est l'incompréhension des voisins qui ne jurent que par les pelouses manucurées qui me causent le plus de soucis! Heureusement, je suis récompensée car, un quart de siècle plus tard, la vie est palpable autour de ma résidence et ma propriété respire ce « petit air de campagne » si essentiel en milieu urbain. Suzanne Hardy, la botaniste!

Garden location

Québec