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My garden

À l'ombre du pommier

Year

2023

Your garden

Biodiversity Garden

Testimonial

Le grand défi de mon jardin est de faire pousser quelque chose dans le peu d'espace ensoleillé dont je dispose. En effet j'ai un magnifique pommier mature. J'aime mon pommier, mais il génère beaucoup de zones ombragées et semi-ombragées et très peu de zones ensoleillées.

Je jardine depuis plus de 30 ans. Avec les années, j'ai considérablement modifié ma façon de pratiquer le jardinage.

Désormais, je nourris mon sol avec du basalte, du gypse, du compost et du biochar ; je ne bêche plus, je mets du paillis de foin, ce qui me permet de ne presque plus arroser le jardin ; je cultive un mélange de plantes potagères (vivaces et annuelles) et médicinales, dont plusieurs fleurissent et attirent les pollinisateurs (surtout des bourdons et des osmies). Je laisse pousser les pissenlits au printemps pour les pollinisateurs et je les récolte plus tard pour les transformer en purin de pissenlit pour mes légumes. Je fais évidemment mon compost. Je travaille à créer un jardin inspiré par les tendances actuelles : permaculture/forêt nourricière/plantes médicinales/potager...

En ce qui concerne les plantes potagères vivaces, je fais pousser des chénopodes bon-roi-Henri, de la pimprenelle, de la livèche, différentes fines herbes (thym, ciboulette, sauge, mitsuba) et de la rhubarbe. J'ai aussi des topinambours (en bacs). En ce qui concerne les plantes potagères annuelles, je cultive des tétragones cornus, des kales, du mizuna, des tomates (en pot) et des fines herbes : persil, basilic, shizo (en pots) et des concombres (en bacs). Cette année j'essaye le melon de Montréal, dans une serre.

J'ai un pommier entièrement bio, donc entièrement habité par beaucoup d'espèces d'insectes. Pour manger de belles pommes, on ensache une centaine d'entre elles à chaque année dans des sacs ziplocs (que nous réutilisons) et on laisse le reste des pommes aux animaux (deux corneilles, plusieurs espèces de passereaux, un raton-laveur occasionnel et trop d'écureuils). J'ai un gadelier et une vigne somerset surveillée de très près par un couple de cardinals. Heureusement elle est très productive, donc il devrait y avoir suffisamment de raisins pour tous...

Je fais aussi pousser des plantes médicinales : scutellaire (indigène), verveine bleue (indigène), asclépiade des marais (indigène), grand plantain, plantain lancéolé, guimauve officinale, mélisse officinale, millepertuis, achillée millefeuille, houblon cascade, agastache et armoise... J'ai très peu de pelouse et dans celle-ci je laisse pousser librement le trèfle blanc, le trèfle des prés, et le lierre terrestre, de même que le muguet, des violettes et du baume mélisse. Je ne coupe pas mon gazon ce qui fait qu'il ne se dessèche jamais, même en période de canicule. L'agastache est magnifique et puissamment attractive en ce qui concerne les bourdons. J'ai aussi une pivoine juste pour le plaisir de respirer son parfum 2 semaines par années. Je pense que c'est la seule plante «inutile» de mon jardin.

Je suis une entomologiste amateure depuis l’âge de 13 ans et j'aime observer les différents arthropodes, vers et gastéropodes qui peuplent le jardin : je tiens un petit registre de ceux que j'ai observés.

Enfin, depuis l'été 2022 nous avons installé une caméra nocturne et nous savons qu'il y a deux mouffettes différentes qui viennent manger les vers blanc et les pommes la nuit. Il y a aussi un raton-laveur qui vient visiter le jardin et le pommier (c'est un excellent grimpeur !) À mon grand bonheur, Il y a surtout une musaraigne qui contrôle les limaces dans le jardin depuis l'été dernier (2022) et qui s'est fait un nid dans mon cabanon l'hiver dernier (avec le reste de foin qui me servait à paillisser en été 2022).

Cultiver un jardin de cette manière procure un intense satisfaction et le sentiment d'être en harmonie avec les milliers d'êtres vies qui nous entourent (oiseaux, arthropodes, gastéropodes et petits mammifères). Il y a beaucoup d'espèces animales à Montréal, mais elles sont souvent très discrètes : si on veut pouvoir les observer, il faut être accueillants, patients et ne pas trop interférer avec leur habitat.

Garden location

Montréal