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Le projet Second souffle

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Crédit photo : ONF
Le projet Second souffle
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Les plantes ont la faculté de nettoyer les sols et de faire renaître la vie là où elle avait disparu. On appelle ce phénomène la phytoremédiation.

Née d’une rencontre inspirante entre l’art et la science, Second souffle est une œuvre d’art contemporain numérique en développement qui raconte la régénération d’une parcelle du Jardin botanique. À travers cette installation lumineuse et sonore, elle rend tangibles des données abstraites recueillies par des capteurs et des caméras.

L’art donne vie au travail invisible, mais essentiel des plantes.

Parcelle

À l’extérieur, au nord du Jardin botanique, une vitrine pour la phytoremédiation a été créée sur une parcelle de terre. Ces sols contiennent des teneurs relativement faibles de contaminants dont des éléments-traces métalliques. Le métal le plus abondant est le cuivre. Des capteurs ont été installés afin de suivre le travail de décontamination des plantes. Ces derniers sont connectés à l’installation artistique se trouvant dans le Centre sur la biodiversité.

Capteurs et données

De la vigueur de l’aulne aux échanges gazeux entre le sol et l’air, en passant par l’humidité de la terre, plusieurs indicateurs révèlent la régénération de la parcelle, au rythme des espèces qui y grandissent.

En continu, un ensemble de capteurs mesure sa progression, pendant que d’autres enregistrent l’état de la météo et le passage du temps. La neutralisation des contaminants se quantifie par des analyses ponctuelles d’échantillons de terre. La résurgence d’une certaine biodiversité s’observe notamment par le retour des papillons, des abeilles, des lombrics, des oiseaux et de petits mammifères.

Les données ainsi recueillies servent autant la recherche scientifique que la création artistique. Elles sont le fondement de l’œuvre, qui s’en nourrit sans cesse pour offrir une représentation impressionniste de la renaissance de la parcelle.

Communauté végétale

Plantes à fleurs, graminées et saules forment un ensemble vivant qui, de concert, épure la terre. Absorbés par les racines, les polluants peuvent remonter dans les tiges et les feuilles, lesquelles, l’automne venu, sont fauchées et détruites de façon sécuritaire. D’été en été, cette communauté végétale se bonifie par l’apparition d’une végétation spontanée. Elle embellit le paysage tout en créant un environnement de plus en plus hospitalier.

Une rencontre entre l’art et la science

L'installation artistique, créée grâce à une étroite collaboration entre les artistes Alexandre Burton et Mélanie Crespin ainsi que la chercheuse du Jardin botanique Joan Laur, se compose notamment d’un mobile fabriqué à partir de bioplastiques produits avec la matière issue de récoltes sur la parcelle. L’éclairage est modulé en fonction des données numériques. Celles-ci sont présentées sur un écran et animent l'œuvre selon deux modes d’opération : «en direct» où les données sont affichées et mises à jour en temps réel et «cyclique» où les données d’archives sont accélérées, rendant perceptible l’évolution de processus autrement très lents.

Ce projet est une coproduction d’Espace pour la vie et de l'Office national du film du Canada.

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