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Profiter des plans d’eau tout en préservant la faune et la flore

Les activités aquatiques pratiquées dans les cours d’eau peuvent avoir un impact sur la faune et la flore.
Credit: Shutterstock, Pernelle Voyage
Les activités aquatiques pratiquées dans les cours d’eau peuvent avoir un impact sur la faune et la flore.
  • Les activités aquatiques pratiquées dans les cours d’eau peuvent avoir un impact sur la faune et la flore.
  • Au Québec, des tortues naviguent dans nos cours d’eau et leurs déplacements présentent un risque de collision avec les embarcations.
  • Une tortue géographique femelle du lac Opinicon, en Ontario, avec une grande cicatrice d'hélice de bateau.
  • Hélice de bateau recouverte de moules zébrées, une espèce envahissante bien établie au Québec.
  • Le myriophylle à épis encombrant un lac au printemps.
Profiter des plans d’eau tout en préservant la faune et la flore

Les cours d'eau et les lacs du Québec constituent une richesse qu’il faut protéger. Ils deviennent plus attractifs en été pour les plaisancier.e.s, pêcheurs et pêcheuses et autres utilisateurs et utilisatrices. Les activités aquatiques qui y sont pratiquées ont un impact sur ces milieux et leurs habitants. Des précautions relativement simples peuvent cependant limiter notre impact.

Réduire la vitesse pour protéger les tortues

Le Québec compte sept espèces de tortues aquatiques. Parmi celles-ci, cinq sont en situation précaire. Il s’agit de la tortue géographique, la tortue des bois, la tortue musquée, la tortue mouchetée et la tortue-molle à épines.

Même s’il est rare de les observer lorsqu’elles nagent, ces tortues naviguent dans nos cours d’eau pour diverses raisons : migrer vers leur site de nidification au printemps et au début de l’été (surtout en juin), s’alimenter, trouver un partenaire, etc. Ces déplacements présentent cependant un risque de collision avec une embarcation. En effet, les hélices d’un bateau à moteur qui croise le chemin d’une tortue peut lui causer des blessures importantes, et parfois mortelles. Le décès d’un individu est une grande perte pour ces populations en péril, puisqu’il s’agit la plupart du temps de tortues adultes contribuant à la reproduction.

Afin d’aider les tortues du Québec, voici quelques mesures simples à suivre :

  1. réduire la vitesse dans les chenaux plus étroits,
  2. suivre les routes de navigation et éviter de se déplacer à grande vitesse près des rives,
  3. profiter de la nature en kayak, SUP, canot. Vous aurez ainsi beaucoup plus de chances d’observer reptiles et amphibiens en train de se prélasser au soleil sur une bûche.

Halte aux espèces aquatiques envahissantes

L’utilisation d'embarcations s'accompagne du risque d'introduction ou de dispersions d'espèces non indigènes. Plusieurs espèces de mollusques (moule zébrée et moule quagga), poissons (gobie à taches noires, lamproie marine, tanche), arthropodes (cladocère épineux, écrevisse à taches rouges), plantes (myriophylle à épis, roseau commun, châtaigne d’eau), et annélides (ver de terre) sont d’ailleurs déjà établies.

Bien souvent, les espèces aquatiques envahissantes causent des dommages importants à la faune et à la flore indigène. Lorsqu’une telle espèce s’établit dans un plan d’eau, il est presque impossible de l’en extirper. La meilleure ligne de défense contre ces envahisseurs est donc de prévenir leur introduction et leur dispersion avec quelques simples mesures.

Pour les utilisateurs d'embarcations, il s'agit essentiellement :

  1. d'inspecter les embarcations et le matériel qui a été en contact avec l'eau,
  2. de retirer boue, amas et résidus de plantes aquatiques, ou tout organisme visible et d’en disposer dans une poubelle afin d'éviter toute réintroduction dans la nature,
  3. de vider toute l'eau pouvant se trouver dans l'embarcation, le moteur ou autre,
  4. de bien nettoyer et sécher les embarcations, remorques et autre matériel ayant été en contact avec l’eau.

Pour les pêcheurs et pêcheuses, il s‘agit de ne pas rejeter les restants d'appâts (vers de terre) en forêt ou dans les plans d'eau ou encore mieux, d’utiliser des appâts artificiels. En effet, l'espèce de ver de terre la plus utilisée pour la pêche, Lumbricus terrestris, est une espèce européenne qui, comme les autres espèces introduites de ver de terre, cause des dommages au milieu forestier et aux espèces présentes dans ces milieux.

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