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Insectes et autres arthropodes

La toile d’araignée

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Toile d’Araneidae, Québec, Canada.
Crédit photo : Insectarium de Montréal (Gilles Murray)
Toile d'araignée, Québec, Canada.
  • Toile d'araignée, Québec, Canada.
  • Araneidae, Québec, Canada.
  • Araneidae, Québec, Canada.
  • Araignée, Québec, Canada.
  • Argiope aurantia, Québec, Canada.

La toile orbiculaire des araignées est un piège passif efficace, destiné à capturer les insectes. Ces derniers, qui n'ont rien vu du guet-apens, restent collés aux fils de soie jusqu'à ce que l'araignée vienne les paralyser et les manger. La plupart de ces toiles sont tissées par les espèces de la famille des Araneidae.

Les fils de la toile ne sont pas tous collants. C’est le cas des fils formant les rayons. Seule la soie qui forme la spirale est enduite d'une substance adhésive. Les vibrations produites par la proie qui se débat pour se libérer de la toile alertent l’araignée. Celle-ci possède sur ses pattes, des poils spéciaux anti-adhésifs et se déplace uniquement sur les fils non collants évitant ainsi d’être prise à son propre piège.

Certaines araignées produisent des fils de soie constitués du matériau le plus résistant connu sur la planète. À épaisseur égale, ces fils sont plus solides que l'acier! Leur élasticité est tout aussi remarquable, puisqu'on peut les étirer sur deux fois leur longueur sans les briser.

Le tissage d’une toile orbiculaire

La construction de la toile débute par la fabrication d’un fil porteur qui sera tendu horizontalement. Pour y arriver, l’araignée peut lancer un fil de soie dans le vent, à partir d’un point élevé, puis attendre que celui-ci se fixe à la végétation opposée. Ensuite, elle le tire au maximum, le plus horizontalement possible. Le fil porteur peut également être placé par l’araignée qui se déplace et traine le fil, fixé d’abord au point A, jusqu’au point B.

Une fois le fil porteur bien ancré, l’araignée le parcourt en trainant derrière elle un nouveau fil détendu qu’elle fixera au point opposé (ex : de A vers B).

L’araignée revient au centre du fil flottant où elle accroche un troisième fil (C) qu’elle tirera vers le bas, jusqu’au point D, où il sera fixé. Ces trois fils forment un Y dont le centre constitue le centre de la toile.

La structure porteuse (Y) permet à l’araignée de se déplacer aléatoirement. Elle file et tend les rayons afin de constituer une structure radiale ressemblant aux rayons d’une roue de bicyclette. Cette structure renforce le centre de la toile.

Une fois les rayons consolidés et les tensions équilibrées, l’araignée tisse une première spirale du centre vers l’extérieur. Cette spirale provisoire consolide l’ensemble de la toile. Jusqu’ici, aucun des fils produits n’est collants.

Finalement, l’araignée reprend son trajet, en sens inverse, en partant de l'extérieur vers l’intérieur, et produit des fils collants pour fabriquer une spirale finale à spires beaucoup plus rapprochées. En revenant sur ses pas, la fileuse dévore la spirale provisoire afin d’ingérer les protéines dont la soie est constituée.

Il arrive que la toile soit reconstruite le matin ou le soir, à peu près au même endroit, selon que l’animal est diurne ou nocturne. En général, la fabrication prend environ une heure. La vieille toile n’est toutefois pas détruite, car l'araignée en avale les fils avant de retisser son nouveau piège.

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