Les côtes du Labrador forment un milieu de vie à la frontière du continent américain et de l’océan Atlantique. En entrant dans cet habitat du Biodôme, on entend une chute rappelant la présence d’une falaise. La nature qui nous entoure grouille de vie et la fraîcheur du climat nous enveloppe.
Au second regard, les détails du relief révèlent la complexité de l’escarpement rocheux. Des corniches en surplomb, des tablettes où se reposent les oiseaux, ici un nichoir, plus loin une fissure dans la pierre complètent le tableau vivant. En saison estivale, quelques touffes d’herbes s’accrochent aux plateaux horizontaux.
La falaise, un refuge pour deux espèces d’oiseaux nordiques
Tous les éléments d’une falaise varient selon la hauteur, la proximité de l’eau, la largeur des tablettes et la nature du substrat. Au Biodôme, on reproduit ces caractéristiques déterminantes en milieu naturel.
Deux espèces d’oiseaux se partagent cet écosystème : le guillemot marmette et le macareux moine. Ils ont en commun une silhouette semblable : de petits oiseaux rondelets au plumage noir sur le dessus et blanc dessous. Ces oiseaux marins utilisent le jet d’eau installé à droite de l’habitat pour y faire leur toilette, souvent accompagnée de pirouettes amusantes.
Le cycle de vie du guillemot marmette et du macareux moine est fait d’extrêmes. Ils nichent au bord du précipice, se nourrissent de poissons qu’ils pêchent dans des eaux glacées et vivent au rythme des changements importants de la durée du jour dans le Grand Nord.
L’environnent du Biodôme suit le cycle de lumière des zones subpolaires nordiques, près de 20 heures de clarté au solstice d’été, et à peine six en décembre.
En nature
Les côtes du Labrador forment un paysage linéaire sauvage où les falaises, sculptées par les glaciations, plongent dans une mer froide et riche en nutriments. La végétation y est dominée par la toundra côtière qui s’enracine sur un tapis de lichens. Les arbustes rabougris ainsi que les herbes résistantes aux embruns salins témoignent de ce milieu soumis aux vents et au gel.
Dans ce monde nordique, une mosaïque d’habitats soutient une faune remarquable, comme les colonies de macareux moines et de guillemots. Tous deux cherchent refuge dans les parois côtières pour y nicher, car les prédateurs terrestres ont de la difficulté à y accéder.
Le long du littoral du Labrador, des phoques du Groenland se reposent sur les estrans, tandis que les ours noirs et les renards fréquentent parfois les rivages. Cet écosystème côtier illustre une biodiversité adaptée aux conditions subarctiques extrêmes.
Quelques faits et chiffres
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Température : 2 à 15 degrés Celsius
- Humidité relative : 60 %
- Superficie totale : 73 mètres carrés et un bassin de 58 000 litres d’eau
- Système d’éclairage contrôlé : 20 h lumière/jour (juin) - 6 h lumière/jour (décembre)








