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Les araignées sont-elles dangereuses?

La grande majorité des araignées sont inoffensives pour les humains. En fait, seulement 0,5 % des espèces d’araignées du monde seraient potentiellement dangereuses pour nous... et celles-ci ne se trouvent pas au Québec. De plus, comme prédatrices, elles jouent d’importants rôles dans les écosystèmes. Elles contribuent, entre autres, au contrôle de populations d’insectes. 

Les araignées peuvent-elles nous piquer?

Non, les araignées ne piquent pas, mais elles peuvent mordre. Elles n’ont pas de dards comme les guêpes, les abeilles ou les scorpions. Elles ont plutôt des crochets, nommés chélicères, qu’elles utilisent pour percer l’exosquelette de leurs proies. Ces crochets sont généralement trop petits ou trop fragiles pour perforer la peau humaine.

Les araignées qui parviennent à nous mordre ne causent généralement qu'une douleur passagère.

De plus, les araignées mordent rarement les humains. Elles ont plutôt tendance à fuir devant le danger. La plupart du temps, elles mordent si elles se trouvent coincées entre la peau et un objet (par exemple un drap, un vêtement ou une chaussure). Une morsure peut aussi survenir quand on tente d’attraper ou de manipuler une araignée à mains nues.

Sont-elles venimeuses, causent-elles des allergies?

Presque toutes les araignées produisent du venin pour paralyser leurs proies avant de s’en nourrir. En d’autres mots, leur venin est un formidable outil de chasse!

Certaines personnes peuvent développer des symptômes d'allergie aux araignées. Ce phénomène est toutefois rare et il varie beaucoup d'une personne à l'autre.

Les réactions aux morsures ne sont pas associées au venin comme tel, mais plutôt aux protéines allergènes contenues dans la salive de l’araignée. Des réactions allergiques peuvent aussi être causées par l'inhalation de poils, d'écailles ou de petites particules d'araignées.

Ces arthropodes ne transmettent pas de maladies.

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Les araignées

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Les araignées, comme les scorpions, les pseudoscorpions et les acariens font partie de la classe des Arachnides. On compte plus de 47 600 espèces d’araignées dans le monde, dont près de 700 au Québec. Les spécialistes estiment que plusieurs autres espèces restent à découvrir.

Cycle de vie

Le cycle vital des araignées varie selon les espèces. Ces arthropodes ne subissent pas de métamorphose. Les jeunes, aussi appelés juvéniles, ressemblent aux adultes en plus petit. Comme les insectes, les araignées grandissent en changeant de « peau » lors de la mue. L’exosquelette se déchire sur la partie dorsale et l'araignée en sort en s'aidant de ses pattes. Le nombre de mues est différent selon les espèces.

Rôles écologiques

Les araignées sont des prédateurs voraces et consomment d’importantes quantités d’insectes. En s’alimentant, elles régularisent les populations et assurent une forme de contrôle biologique dans plusieurs milieux naturels et agricoles. Elles jouent, par surcroît, un rôle important dans le contrôle des insectes nuisibles.

Habitat

Les araignées sont présentes partout dans la nature. Plusieurs espèces vivent toutefois à l'intérieur des habitations ou sur les bâtiments. Les araignées qui vivent à proximité de l'homme en utilisant ses jardins comme habitats ou lieu de nidification sont qualifiées de synanthropes.

Planifier sa sortie d'observation d'insectes

Certains insectes peuvent être difficiles à voir, par exemple s'ils bougent très rapidement, s'ils vivent dans l'eau ou s'ils sont actifs la nuit. Aussi, pour mieux les observer, il faut prendre le temps de bien préparer son expédition.

Selon les objectifs et la durée d’une sortie, le matériel de terrain sera différent. Des observations intéressantes peuvent se faire sans aucun matériel. Toutefois, quelques objets peuvent nous faciliter la tâche.

Un carnet de notes et …

C'est le meilleur moyen de se souvenir de l'insecte qui a attiré notre attention. Inscrivez-y le lieu, la date et l'heure de l'observation ainsi que les comportements observés, le temps qu'il fait, le type d'habitat. Si l’insecte se trouve sur une plante, celle-ci peut être identifiée. Ajouter des photos, des dessins ou un schéma peut également être utile.

… au besoin :

  • un ou plusieurs guides d'identification d'insectes et de plantes;
  • un couteau de poche, toujours utile pour soulever une écorce, par exemple;
  • des pinces, pour manipuler les petits insectes ou ceux qu’on hésite à toucher;
  • une loupe qui peut être suspendue au cou ou intégrée à une petite boîte transparente contenant l’insecte, le temps de l'observation;
  • un filet ou un autre instrument de capture, tels des contenants en plastique, afin d’attraper temporairement un insecte, de l’observer puis, de le relâcher.
  • quelques sacs de plastique, de type « ziploc », pour rapporter des feuilles ou des fleurs de plantes hôtes à des fins d’identification.
  • un chapeau, une chemise à manches longues et les pantalons sont souvent de mise pour se protéger des moustiques, du soleil, de la pluie et des plantes épineuses.
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Où peut-on observer les insectes?

Il y a des insectes partout ou presque. Pas besoin de préparer un véritable safari pour les voir à l'œuvre; des trouvailles fascinantes peuvent se faire dans notre cour ou sur notre balcon. Toutefois, en visitant des habitats aussi divers qu'un parc urbain, un champ, un jardin, un marais, on remarque que différents insectes ont souvent des préférences pour l'un ou l'autre de ces milieux. De plus, la bordure du champ et de la forêt abrite souvent des espèces appartenant aux deux milieux. Cette particularité en fait un site de choix pour l'observation.

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Comment les insectes survivent à l'hiver?

Les arthropodes, dont les insectes, sont des animaux à sang froid, c'est-à-dire des organismes dont les fonctions vitales telles l’alimentation, la motricité, la reproduction, dépendent de la température ambiante. Pour cette raison, ils sont très vulnérables aux baisses considérables des températures hivernales. Aussi, pour traverser la saison froide, les arthropodes ont développé des adaptations essentielles à leur survie.

Une stratégie ingénieuse

Généralement, le processus d’adaptation à l’hiver prend des semaines et débute lorsque les jours deviennent moins longs, vers la fin de l’été. En plus d’attendre les températures plus clémentes du printemps suivant pour compléter les étapes de leur développement, les insectes et autres arthropodes diminuent la quantité d’eau que peut contenir leur organisme. En outre, ils accumulent dans leur sang, appelé hémolyphe, de petites molécules de glycérol qui leur serviront d'antigel au cours de l’hiver. Avec l’arrivée des grands froids, ils entrent en « diapause », c’est à dire dans un état de quasi inactivité métabolique.

Le glycérol est une sorte d’alcool qui évite le bris des cellules du corps. Il a pour effet d’empêcher l’eau contenue dans l’organisme de geler et de produire des cristaux de glace qui déchireraient les parois cellulaires et entraineraient la mort de l'organisme. En empêchant les molécules d'eau de cristalliser à l'intérieur de leurs tissus, les arthropodes augmentent de beaucoup leur chance de survie. Ils peuvent supporter des températures aussi froides que –30 °C et parfois même plus.

Si elles devaient se retrouver chez nous par accident, les espèces tropicales qui n'ont pas cette capacité de résister au froid, ne réussiraient pas à passer l'hiver.

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Où les insectes se cachent-ils durant la saison froide?

Que font les insectes pendant l'hiver, alors qu'il fait trop froid pour se nourrir et se multiplier? Nous quittent-ils pour des cieux plus cléments? Sinon, où se cachent-ils au cours de ces longs mois de froidure?

Certains s’en vont, mais la plupart restent!

Contrairement au monarque, la plupart des insectes du Québec ne font pas de grande migration à l'approche de l'hiver. Selon les espèces, ils passent la saison froide au stade d'œuf, de larve, de nymphe ou d'adulte. Certains, telles les cigales et les fourmis, s’enfouissent dans le sol et évitent ainsi de geler. D’autres, dont les futures reines de bourdons et de guêpes sociales, survivent isolées, cachées dans les litières de feuilles, sous les tas d'écorce ou dans les anfractuosités des rochers. Chez les espèces de moustiques du genre Aedes, les œufs passent l'hiver cachés sous la glace des étangs. Très tôt au printemps, alors que l’eau la plus exposée au soleil est dégelée, on peut d’ailleurs apercevoir quelques larves brouter les algues sous la surface des feuilles mortes.

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Quand peut-on observer les insectes?

Une multitude d'insectes saute, vole, court, rampe et nage durant la saison chaude. Selon les espèces, la température, le degré d'humidité et d'ensoleillement, ainsi que la force du vent, ils s'activent la nuit ou le jour, le soir ou le matin, ou toute la journée.

Lorsque vous trouvez un site intéressant, n’hésitez pas à y retourner à plusieurs reprises au cours de l'année. Ainsi, vous découvrirez les espèces qui se succèdent au fil des saisons ou observerez les stades de développement d'une même espèce, de l'œuf à l'adulte.

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L'évolution du nombre d'insectes

Y a-t-il plus de fourmis, de moustiques cet été? Les papillons semblent moins nombreux que par les années passées? Les araignées sont-elles plus abondantes? Ces questions surgissent habituellement au début de l'été, pour les fourmis et les moustiques, et au début de l'automne pour les guêpes sociales. Mais qu’en est-il vraiment?

Qu’il s’agisse de moustiques, de fourmis, de guêpes ou de papillons, il est à peu près impossible de savoir si ces insectes sont plus nombreux d'une année à l'autre. Pour ce faire, il faudrait que des chercheurs suivent l'évolution de leurs populations d'année en année et ce, dans les différentes régions. Certains insectes ravageurs importants, comme la tordeuse des bourgeons de l'épinette, méritent une telle attention en raison de leur impact sur notre économie. Ce n'est toutefois pas le cas des insectes considérés comme bénéfiques (hormis leurs piqûres ou leur comportements dérangeant) et ne causant pas de dommages aux cultures maraîchères ou à l’industrie forestière.

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L’ABC de l’observation des arthropodes

A : Apprendre à se déplacer lentement, sans faire de mouvements brusques.

Une fois des insectes repérés, le véritable travail de détective commence. Que font-ils? À quoi s'activent-ils? Parmi les principaux comportements des insectes, il y a ceux qui se rattachent à:

  • l'alimentation : manger ou chercher des aliments;
  • la locomotion : se déplacer en volant, sautant, marchant, nageant;
  • la communication : montrer ses couleurs, émettre des odeurs, danser comme le font les abeilles;
  • la reproduction : chercher un partenaire, faire une parade nuptiale, s'accoupler, pondre;
  • la défense : se cacher, fuir ou attaquer un ennemi, défendre son territoire.

Il arrive que l’on capture des insectes vivants pour mieux les observer. Toutefois, il est toujours préférable de les libérer à l'endroit où ils ont été capturés, une fois les observations terminées.

B : Aiguiser son regard, et même essayer de « voir » autrement, en cherchant de tout petits indices.

C : Rester à l'affût et écouter : certains insectes révèlent leur présence par un son ou un mouvement rapide.

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Observer des insectes

Observer les arthropodes, c'est ouvrir la porte d’un univers inconnu et très différent du nôtre. C’est découvrir un monde mystérieux, éblouissant de couleurs, de formes insolites et de comportements inusités. Porter attention à ces petits animaux nous permet d’apprécier leur diversité, d’étudier leurs comportements, de comprendre leurs adaptations et de saisir l’importance de leurs actions sur la qualité de l’environnement.

Un contact privilégié avec la nature!

S’intéresser aux arthropodes vivants dans leur milieu permet de rester en contact avec la nature tout en favorisant le développement de notre conscience environnementale. Succomber à la puissante attraction de ces êtres aux formes multiples et aux mœurs étonnantes est facile et peu coûteux, il suffit d'ouvrir grand les yeux !

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