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Mon jardin

La maternelle des oiseaux

Année

2013

Votre jardin

Jardin pour la biodiversité

Jardin pour les oiseaux

Oasis pour les monarques

Témoignage

Paradis perdu, bonheur retrouvé!
Quand nous sommes arrivés dans notre quartier, un boisé se trouvait à l’arrière de la maison : la nature à deux pas. Un jour, des promoteurs ont rasé notre petit paradis. Nous avons alors songé à déménager. Mais, puisque notre maison se situe à proximité d’un terminus d’autobus et des principaux services nécessaires à toute famille, nous rapprocher de la nature aurait signifié pour nous multiplier les kilomètres pour nous rendre au travail ou à la pharmacie : non-sens écologique!!
Nous avons donc décidé de relever le défi de verdir notre minuscule terrain et d’en faire une oasis au milieu du désert banlieusard. Pour ce faire, nous avons planté des arbustes et petits arbres qui produisent des fleurs et des fruits qu’apprécient à la fois les insectes et les oiseaux (pommetier, amélanchiers, sureaux dorés, cornouiller, viorne, aronie noire, etc.). Nous avons multiplié les points d’eau qui ont tous leurs adeptes (petit bassin fréquenté par les merles et les bruants chanteurs, bain d’oiseau que préfèrent les quiscales, simple assiette creuse avec une roche au fond qui a la faveur des mésanges, des bruants familiers et des chardonnerets de même que des tamias et des écureuils). Nous avons opté pour des vivaces bien adaptées et qui fleurissent successivement pour un jardin fleuri du printemps à l’automne pour le plus grand bonheur des butineurs (ancolies, cœurs saignants, échinacées, rudbeckias, hémérocalles, asters, chrysanthèmes, etc.). Quelques grimpantes ajoutent de la verdure à notre petit espace : une vigne vierge, une vigne de rivière, des clématites et des chèvrefeuilles grimpants. Pour ce qui est des annuelles, nous semons des haricots d’Espagne, des pois de senteur et des gloires du matin expressément pour les colibris. Bien entendu, les pesticides et engrais chimiques sont proscrits.
Maintenant que notre jardin atteint une certaine maturité, il est de plus en plus fréquenté. Chaque jour ou presque, on y fait des découvertes : des araignées, des chenilles, des butineurs jamais aperçus avant, des plantes nouvelles, etc. Le vent ou les oiseaux nous ont fait cadeau d’un érable de l’Amur et d’un sorbier aux oiseaux que nous avons conservés. Notre plus belle récompense : tout l’été, plusieurs couples d’oiseaux s’y succèdent pour y amener leurs oisillons. Bref, nous contribuons à maintenir la biodiversité dans notre milieu tout en limitant l’empreinte écologique due à nos déplacements et, en prime, nous avons créé un lieu qui nous enchante et nous apaise. Que demander de mieux!

Emplacement du jardin

Québec