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Insectes

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Sauterelle à capuchon géante

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Siliquofera grandis

Faites connaissance avec la sauterelle à capuchon géante dans un vivarium du Tête-à-tête de l’Insectarium.

La sauterelle à capuchon géante vit dans la canopée des forêts tropicales humides. On la trouve au sommet d’arbres en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Indonésie et dans le Nord-Est de l’Australie.

Cette sauterelle est très grande. Le corps de la femelle mesure jusqu’à 15 cm et ses ailes peuvent avoir une envergure de 25 cm. Si elle est trop lourde pour s’envoler, elle peut du moins planer.

Comme pour d’autres espèces de sauterelles, le premier segment dorsal de son thorax a une forme qui rappelle celle d’un capuchon.

Mode de vie et communication

Malgré leur grande taille, ces sauterelles sont difficiles à observer. Nocturnes, leur capacité de camouflage et leur habitat dans les hauteurs les protègent.

En plus de striduler pour communiquer, les sauterelles à capuchon géantes émettent des bruits de crépitation en frappant rapidement l’arrière de leurs ailes. Elles peuvent aussi entrer en contact en utilisant des vibrations produites par leur corps, comme le frottement de l’abdomen sur le substrat. L’ensemble de ces sons et de ces signaux sert à communiquer des messages de défense ou d’accouplement.

Des organes de détection de sons, les tympans, sont bien visibles sur les tibias de ses pattes antérieures. D’autres organes récepteurs de sons, les stigmates acoustiques, se situent au niveau du premier anneau du thorax.

Réduve à points blancs

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Platymeris biguttata

Faites connaissance avec la réduve à points blancs dans un vivarium du Tête-à-tête de l’Insectarium.

Le réduve à points blancs vit en Afrique dans les forêts tropicales se trouvant de l’Ouganda à la Guinée.

Redoutable prédatrice, cette espèce de punaise repère sa proie, s’en approche et la paralyse avec son rostre, un ensemble de pièces buccales pointues. Une fois le rostre bien planté dans le corps de l’insecte, il aspire ses tissus, le relâche et se nettoie.

Les nymphes chassent la même proie en groupe, tandis que les adultes chassent seuls.

Ils peuvent aussi projeter leur venin pour atteindre à distance un éventuel prédateur.

Les réduves à points blancs sont des habitués de l’Insectarium. Les centaines d’individus nés dans nos élevages pour être montrés au public ou envoyés à d’autres musées descendent tous de quatre individus reçus initialement.

Phasme à tiare

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Extatosoma tiaratum

Observez le phasme à tiare dans un vivarium du Tête-à-tête de l’Insectarium.

Le phasme à tiare est un insecte qui vit dans l’est de l’Australie. Comme d’autres phasmes, il est un champion du camouflage. Sa ressemblance avec une feuille lui permet de se cacher avec succès de ses prédateurs.

Un arsenal de défense

Le mâle adulte a des ailes développées et peut s’envoler loin d’un danger.

La femelle ne vole pas, mais elle peut replier son abdomen vers le haut, ce qui lui donne une posture intimidante.

En dernier recours, le phasme utilise ses pattes épineuses comme des pinces.

Le phasme à tiare peut sécréter, par ses pièces buccales, une substance à l’odeur de caramel. Celle-ci est inoffensive pour les humains, mais potentiellement dissuasive pour les prédateurs.

Des œufs qui trompent les fourmis

Les œufs des phasmes à tiare font penser à certaines graines dont raffolent les fourmis.

Cette similitude leurre les fourmis, qui rapportent les œufs dans leur nid. Cette adaptation favorise la protection et la dispersion des œufs.

À la sortie de l’œuf, les nymphes replient leur abdomen. Grâce à leur coloration et leur démarche, cela leur donne l’apparence d’une fourmi. Cette forme de mimétisme permet aux jeunes nés dans une fourmilière de sortir du nid incognito.

Comme chez d’autres espèces de phasmes, la femelle phasme à tiare peut se reproduire par parthénogénèse. Ce mode de reproduction est caractérisé par une absence de fécondation par un mâle.

Phasme bleu de Madagascar

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Achrioptera manga

Ce phasme vit dans deux forêts de l’extrême nord de l’île de Madagascar. Celles-ci ont une étendue de seulement 65 kilomètres carrés. Ces deux sites sont protégés de la déforestation depuis 2008.

Une morphologie exceptionnelle

Les couleurs voyantes du mâle adulte phasme bleu de Madagascar détonnent par rapport à celles des autres espèces de phasmes, plus propices au camouflage.

Il existe plusieurs hypothèses concernant les couleurs du mâle. Elles serviraient à attirer la femelle ou à afficher sa toxicité pour ses prédateurs. Comme les mâles sont très mobiles, la protection typique de camouflage des phasmes pourrait lui être inutile.

Les femelles peuvent pondre un total de 200 à 300 œufs, à un rythme de deux à cinq œufs par jour.

Des moyens de défense sophistiqués

Lorsque stressés, ces phasmes ouvrent leurs ailes rouges pour surprendre ou avertir leurs prédateurs. Ce signal visuel peut être accompagné d’un son produit par les ailes, appelé stridulation.

Leurs pattes arrière épineuses peuvent également pincer leurs adversaires. En dernier recours, ils se laissent tomber au sol afin d’esquiver une menace.

Papillon chouette

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Caligo spp.

Vous pouvez observer des papillons chouettes dans le Grand Vivarium de l’Insectarium.

Les papillons chouettes, du genre Caligo, sont présents dans les forêts tropicales américaines. Ils ont de larges ocelles qui rappellent des yeux de chouette sur la face ventrale des ailes.

Plusieurs espèces de ce papillon sont crépusculaires. Étant donné leur grande taille et leur vol rapide, on les confond parfois avec des chauves-souris.

Leurs œufs sont hémisphériques, avec un côté plat. Ils sont pondus seuls ou en groupe.

Des chenilles reconnaissables

Les chenilles du papillon chouette peuvent atteindre 10 cm de long. Elles ont souvent des cornes ou des pointes aux extrémités de leur tête ou de leur abdomen.

Les chenilles sont grégaires et peuvent nuire à l’économie locale lorsqu’elles prolifèrent dans les plantations de bananiers ou de palmiers.

Mille-pattes à tête flammée

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Analocostreptus servatius

Ce mille-pattes vivant au centre et au sud de l’Afrique a une impressionnante longueur, allant de 20 à 26 cm.

Lorsqu’il est jeune, la tête est orange, tandis que le reste du corps est gris acier. Ses couleurs s’assombrissent avec l’âge.

Les mille-pattes sont des ingénieurs du sol. Grâce à leur rôle de décomposeurs, ils accélèrent la dégradation des résidus organiques. Ils augmentent ainsi la disponibilité des nutriments et participent à l’équilibre des écosystèmes.

Ce mille-pattes est observé très rarement dans la nature. Les locaux le considèrent comme un animal mythique associé à de sombres superstitions. C’est pourquoi des campagnes de sensibilisation à la protection des écosystèmes tentent de mieux faire connaître son rôle écologique et la nécessité de le préserver en milieux naturels.

S’enrouler pour se défendre

Comme d’autres espèces de mille-pattes, le mille-pattes à tête flammée s’enroule sur lui-même lorsqu’il est dérangé.

Son exosquelette le protège, puisqu’il est constitué de plaques de calcaire.

Scorpion bleu géant

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Heterometrus spinifer

Vous pouvez observer des scorpions bleus géants dans le Grand Vivarium de l’Insectarium.

Le scorpion bleu géant se trouve en Asie du Sud-Est. Comme les autres scorpions, c’est une espèce nocturne particulièrement sensible à la lumière. Il peut la détecter grâce à des photorécepteurs situés sur son métasome (queue). Lorsqu’il est trop exposé à des sources de lumière, il cherche à se cacher.

De plus, l'ensemble de son corps pourrait également percevoir des rayons UV. Bien que cette hypothèse ne soit pas entièrement validée, il est connu que les scorpions sont fluorescents lorsqu'ils sont exposés à ce type de lumière.

La couleur bleutée de ces scorpions est due à la présence d'une molécule contenant du cuivre dans leur hémolymphe (équivalent du sang chez les vertébrés). Cette molécule faciliterait le transport d’oxygène dans leur corps.

Le venin des scorpions pourrait avoir des propriétés antibiotiques, antifongiques ou contre les tumeurs. Toutefois, la faible quantité de venin produit par chaque scorpion rend la tâche de récolte compliquée.

Le scorpion bleu géant est vivipare, c’est-à-dire que la femelle donne naissance à un petit déjà formé. Ceux-ci accompagnent leur mère durant les premières étapes de leur développement.

Reproduction et soin des bébés scorpions

Une fois que ses petits sont nés, la femelle scorpion les porte sur son dos pendant plusieurs jours. C’est une façon pour elle de les protéger d’éventuels prédateurs.

La femelle redevient disponible pour l’accouplement dès que les petits scorpions ont quitté son dos.

Morpho bleu

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Morpho helenor

Ce célèbre papillon bleu qui frappe l’imaginaire est de retour en liberté dans le Grand Vivarium de l’Insectarium.

Le morpho bleu fascine par ses couleurs iridescentes et brillantes. Le revers de ses ailes est doté de taches circulaires que l’on appelle « ocelles », qui provoqueraient la fuite des prédateurs par effet de surprise.

Avant d’atteindre sa phase adulte resplendissante, le papillon est d’abord une chenille au corps allongé, coloré et hirsute. Puis, comme chrysalide, on peut l’observer suspendue tête en bas, pendant que sa transformation se poursuit et qu’elle soit prête à déployer ses ailes. Son habitat naturel se trouve dans les forêts tropicales d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud.

Papillons héliconius

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Heliconius spp.

Vous pouvez voir voler des papillons du genre Heliconius dans le Grand Vivarium de l’Insectarium.

Les papillons du genre Heliconius compte environ 550 espèces dans le monde. Ils ont un corps svelte, de longues antennes et des couleurs, dites aposématiques, signalant leur toxicité.

Leurs œufs ressemblent à de minuscules épis de maïs. Ils sont généralement pondus seuls.

En fin de journée, plusieurs espèces de papillons héliconius tendent à se regrouper en grappes. Ce comportement les protège en renforçant le signal aposématique, tout en diminuant la probabilité de chacun d’être victime de prédation.

 Super-famille : Papilionoidea

Mante fantôme

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Phyllocrania paradoxa

Faites connaissance avec la mante fantôme que vous pouvez observer dans la salle Tête-à-tête de l’Insectarium.

Cette mante présente dans l’est et le sud de l’Afrique a l’apparence d’une feuille morte. Ce camouflage très efficace fait que ses proies la confondent avec des débris végétaux et s’en approchent sans se méfier. Pour parfaire l’illusion, elle peut aussi se suspendre la tête en bas sous les branches.

La mante fantôme tire son nom latin (Phyllocrania paradoxa) de la forme inusitée de sa tête en forme de feuille. En latin, phyllo veut dire feuille et crania signifie tête. Sa tête est très mobile et lui permet d’observer les alentours sans avoir à bouger le reste du corps. Elle est ainsi moins détectable par ses prédateurs.

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